Charles Gonzalès devient...

L.N. Publié le - Mis à jour le

Scènes

La saison dernière, le comédien français Charles Gonzalès, héritier des acteurs et metteurs en scène les plus prestigieux, avait poursuivi au Théâtre-Poème, avant le Théâtre de l'Odéon, à Paris -qui l'accueillera en octobre 2007-, sa série de créations insolites intitulées «Charles Gonzalès devient...». Il s'y glisse dans la destinée dramatique de trois créatrices, devenant comme leur «ombre portée» : Camille Claudel, sculpteur française, soeur de Paul Claudel, Thérèse d'Avila, mystique espagnole, réformatrice et créatrice de couvents (dont le poète Lorca dira qu'elle était la seule sainte qui savait «toréer»), et Sarah Kane, dramaturge anglaise détestée par une presse à la solde de Margaret Thatcher. Camille et Sarah ont été internées en hôpitaux psychiatriques. Thérèse a connu aussi l'enfermement dans la maladie et les contraintes. En commun à toutes trois: pensée et détermination puissantes, transgression pour une transmutation, tension vers une lumière qui sauve. «Ces trois femmes m'ont appelé», confie Gonzalès.

Des trois spectacles autonomes dans lesquels, chaque soir, il habitait un de leurs destins, le comédien a maintenant décidé de construire une trilogie aux cadences élaguées, ramassées en un spectacle unique. On s'étonne: comment supporter le choc de ces rencontres cumulées? Mais quelqu'un dit, dans la coulisse: «Comment supporter Wagner pendant cinq heures?» Charles Gonzalès lance donc un défi. Le Théâtre-Poème l'y suit, et en fait sa rentrée.

par ces trois femmes dans la peau desquelles il se glisse.

© La Libre Belgique 2006

L.N.

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