Comptoir bruxellois pour des tickets à moitié prix

Guy Duplat Publié le - Mis à jour le

Scènes

L'idée est simple et existe déjà à Paris (le Kiosque théâtre place de la Madeleine), à Londres («tickets Booth») ou à Berlin («Hek Ticket») : un comptoir est créé à Bruxelles, dans les Galeries Royales St Hubert, au sein du nouveau musée «Bruxelles en scène». Il permettra, à partir de mardi d'acheter des tickets de spectacles bruxellois à moitié prix pour le soir même, tant en théâtre qu'en danse, opéra, musique, variétés , cirque ou folklore.

Cinquante quatre théâtres et lieux bruxellois (PBA, Flagey, grands théâtres, Monnaie, etc...) sont partenaires de l'opération lancée par «La Fondation pour les arts à Bruxelles». D'autres sont attendus, y compris des salles néerlandophones largement espérées dans un lieu multilingue. Tous doivent garder au moins quatre places disponible pour le soir même, et éventuellement bien davantage si les locations ne se sont pas bien passées auparavant.

Les candidats peuvent obtenir le jour même (du mardi au samedi de 12h30 à 16h30) et acquérir à moitié prix des places pour le soir même uniquement. On ne délivre les tickets que sur place et non par téléphone, mais il existe un site www.arsene50.be qui indique les possibilités du jour. La semaine prochaine, du 25 au 27, la Monnaie offrira ainsi chaque jour au moins 4 places à moitié prix pour la venue de Pina Bausch. Mais rien ne garantit que ces places ne seront pas prises lorsque vous vous présenterez au comptoir.

Arsene 50

Le comptoir guide éventuellement les visiteurs vers d'autres choix et les aide, selon les organisateurs, à mieux diversifier leurs soirées. A ce prix divisé par deux, l'acheteur doit ajouter un euro pour frais administratifs. Il reçoit alors ses places sous forme de «voucher» à présenter au lieu de la manifestation, 30 minutes avant le début du spectacle. Ce système ultra-simple, s'appelle «Arsene 50», un mot qui combine art, scène et 50 pc de réduction.

L'idée fortement soutenue par la région bruxelloise est de stimuler la fréquentation des lieux culturels en visant de nouveaux publics, les étrangers de passage à Bruxelles qui cherchent une activité pour la soirée, les clients des hotels du centre-ville, les jeunes attirés par des prix réduits ou les personnes qui passent par ce nouveau musée «Bruxelles en scène».

Le ministre bruxellois, Didier Gosuin parle de susciter «un nouveau réflexe de consommation: aller au théâtre, à l'opéra ou au spectacle de danse comme on va au cinéma , en se décidant au dernier moment». Une tendance qu'on voyait déjà ces dernières années puisque les théâtres recrutent moins par abonnements et plus par tickets pris tard.

© La Libre Belgique 2003

Guy Duplat

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