Scènes Éclectisme, diversité, traversées : les grands axes du festival placé pour la deuxième fois sous la direction de Brigitte Lefèvre. Reportage & critique.

Créé en 1984 par la Ville de Cannes, toujours très impliquée dans l’événement 33 ans plus tard, le Festival de danse de Cannes, biennal depuis 1993, met en lumière tant la création contemporaine que le répertoire, en variant les échelles. Depuis 2009, carte blanche est donnée pour deux éditions à une personnalité du monde de la danse. Ainsi est-ce au Belge Frédéric Flamand (ex-Charleroi danse, ex-Ballet national de Marseille) que succède Brigitte Lefèvre. L’ancienne directrice du Ballet de l’Opéra de Paris signe ici une deuxième édition (son rôle de directrice artistique a en outre été exceptionnellement prolongé à 2019) éclectique, en écho à sa propre sensibilité féminine et chorégraphique.

Résolument sans thématique, "son" Festival met, dit-elle, "le danseur au centre : comment son corps écrit la chorégraphie qu’on lui propose. Ici, tout le monde se retrouve, même sans appartenir aux mêmes familles".

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Éclectique édition qui s’ouvrait sur Thomas Lebrun et sa contemporaine exploration de la mémoire de la danse ("Another look at memory"), suivi de "Don Quichotte" par Julio Bocca et le Ballet national d’Uruguay. "Un grand écart facial : encore faut-il se relever ! plaisante Brigitte Lefèvre. Mais sans compétition, ce n’est pas l’objet." Le festival d’ailleurs s’adresse tant aux tenants du répertoire (avec encore une soirée Roland Petit, par le Ballet de l’Opéra de Rome) qu’aux spectateurs avides de formes neuves et de langages inédits.

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