Scènes Grand rendez-vous de professionnels, Avignon réunit aussi une ample communauté de curieux. Rencontre.

Véronique et Bruno, quoique très différents, présentent une série de points communs. Dont celui de passer chaque été une semaine au Festival d’Avignon. Ces deux Bruxellois portés sur la culture - sans y être ni l’un ni l’autre impliqués professionnellement - ont établi avec les arts en général et le théâtre en particulier un lien propre à chacun.

The place to be

Enseignante et conseillère pédagogique, Véronique se définit comme engagée. Son credo : la transmission et l’émancipation par la culture, qu’elle voit comme "une porte d’entrée vers d’autres façons d’envisager le monde" . Issue d’un milieu où la culture était peu présente, elle s’y frotte vers 13-14, grâce à une prof passionnée, qui la pousse à s’inscrire à l’Académie. "À 16 ans j’ai pris de ma propre initiative un abonnement au National. À 18 ans j’ai vu La Pilule verte à la Balsamine [d’après Witkiewicz, mise en scène de Martine Wijckaert, dans la friche des casernes Dailly, à Schaerbeek, NdlR]. Un choc. J’ai joué en amateur. Je me suis mise à fréquenter de plus en plus les théâtres. C’est une drogue !" En saison, à Bruxelles, Véronique voit en moyenne un ou deux spectacles par semaine.

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