Frédéric Flamand: adieu, Charleroi?

Guy Duplat Publié le - Mis à jour le

Scènes

Frédéric Flamand se trouve dans la liste des six noms parmi lesquels sera choisi le futur directeur du Ballet national de Marseille, la seconde institution en France pour la danse, après l'Opéra national de Paris. Le conseil d'administration se réunira le 23 juillet pour entendre les projets des candidats et pour décider. La présence de Frédéric Flamand dans cette «short list» est un signe de plus de la reconnaissance internationale de son travail, après la direction de la Biennale de Venise l'an dernier. Mais bien entendu si Frédéric Flamand devait être choisi -rien n'est fait!-, il faudrait lui désigner un successeur à la tête de la première institution belge francophone pour la danse. Frédéric Flamand a créé Charleroi/Danses en 1991 et l'a dirigé depuis lors.

Hier, Frédéric Flamand n'était pas joignable pour commenter l'information, donnant cours pour l'instant à la Faculté d'architecture de Venise.

Le Ballet national de Marseille a été créé en 1972 par Roland Petit. Il compte 70 salariés dont 35 danseurs. Le Ballet gère aussi l'école supérieure de Danse de Marseille qui accueille en moyenne 120 jeunes chaque année et les prépare en neuf ans au métier de danseur professionnel. La Ballet a été jusqu'il y a peu, dirigé par Marie-Claude Pietragalla, mais celle-ci fut vivement contestée par les danseurs mêmes qui lui reprochèrent de trop axer le travail de la compagnie sur ses propres chorégraphies. Elle fut contrainte à la démission.

Soixante-quatre candidatures furent remises. Et un jury sélectionna, parmi elles, six noms: Frédéric Flamand, directeur de Charleroi/Danses, Sacha Waltz, directrice de la Schaubühne de Berlin, Michel Denart, ex-étoile de l'Opéra de Paris, Robert North, un directeur américain, Yves de Bouteiller et Peter Jacobson, directeur des Ballets de Suède. A priori, deux noms émergent: ceux de Fédéric Flamand et de la grande chorégraphe allemande Sacha Waltz. Choix final à la fin juillet.

Si Frédéric Flamand reste à Charleroi, il garde de multiples projets mais aussi des difficultés budgétaires: le contrat programme n'est toujours pas signé et la question de l'avenir de la Raffinerie reste pendant.

© La Libre Belgique 2004

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