Scènes Le jeune metteur en scène Salvatore Calcagno est parti à travers l’Europe, à la rencontre de la génération Z. Création théâtrale, expo et installation urbaine sont les facettes de son projet "GEN Z - Searching for beauty". Avant-propos.

Théâtre des Doms, automne 2017. Après Belgrade, La Louvière, Mons, Bruxelles, Tallinn, Marseille, et avant Madrid, Salvatore Calcagno et ses complices de la Cie Garçon Garçon (Antoine Neufmars, Emilie Flamant) font étape à Avignon où, pour quelques jours, ils travaillent en résidence aux Doms avec une poignée d’étudiants du Conservatoire. Une exception dans le projet "GEN Z" : partout ailleurs, de parfois très jeunes adolescents ou tout jeunes adultes se livrent en paroles et en portrait, pour une sorte d’état des lieux de la génération Z (nés après 1995, les participants ont entre 12 et 22 ans). L’épisode avignonnais s’est axé, lui, sur l’écriture et la mise en jeu de la matière récoltée par ailleurs. "Ici, on n’a pas collecté une réalité de rue, mais rassemblé ces étudiants, mis en place une discussion, des exercices, et pu faire ce test : donner les paroles d’un autre et voir comment elles résonnent, les réactions qu’elles suscitent, ce qui a permis d’affiner le travail dramaturgique", raconte le jeune metteur en scène - révélé par "La Vecchia Vacca" (Prix de la critique de la meilleure découverte en 2013).

Pour son spectacle suivant, "Le Garçon de la piscine" (2014), Salvatore Calcagno avait remonté le fil de ses racines, en allant "voir les jeunes sur place", de La Louvière à la Sicile, et signait un hommage aux "petits caïds" qui squattent les marches des églises et les pages de la littérature.