Scènes

La "mère de la danse africaine contemporaine" est pour deux soirs à Bruxelles, dans "Mon élue noire (Sacre #2)" chorégraphié pour elle par Olivier Dubois. Les 19 et 20 mars, aux Halles.

Elle est danseuse, chorégraphe, pédagogue. Née en 1944 au Bénin, elle a grandi au Sénégal, étudié à Paris, enseigné l’éducation physique et sportive mais aussi la danse rythmique à Dakar, où elle fonde en 1968 son premier studio, dans la cour de sa maison.

Remarquée dans les années 70 par le président et poète Léopold Sédar Senghor - qui souhaite ajouter la danse aux arts promus par le Sénégal, la littérature, les arts plastiques -, Germaine Acogny est présentée à Maurice Béjart ("il était si fier de son quart de sang sénégalais", rappelle-t-elle) qui a fondé et dirige Mudra, à Bruxelles, où il forme d’innombrables danseurs et chorégraphes. L’Unesco préconise à cette époque la création de Mudra Afrique. Senghor et Béjart sont amis, Germaine Acogny est reconnue pour porter haut à la fois la tradition et la création : Dakar sera le berceau de cette nouvelle école, et elle sa directrice, de 1977 à 1982.

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