Scènes

Principal animateur de l'Atelier 210, nouvelle salle de 400 places à Etterbeek, le jeune Benoît Roland se dit «satisfait» des résultats de la première saison. «On a beaucoup appris et on équilibre à tous les points de vue. Le bilan artistique et critique est bon et nous n'avons pas creusé de déficit financier. La fréquentation a été réconfortante: environ 70 entrées payantes par soir pour le théâtre et 200 pour les concerts. Évidemment, l'équipe n'est pas rétribuée à la hauteur de ses prestations...» Il continue à croire à une programmation «mixte» : théâtre et musique. C'est d'ailleurs par un mini festival de sons que s'ouvre la saison: jazz aux couleurs brésiliennes avec Brazz le 8 septembre (groupe fondé par Greg, le fils de Steve Houben, qui sera invité pour ce set) et soirée électro le lendemain avec Milk et Compuphonic. De quoi lancer le programme de 25 concerts - suivis de prestations des DJ «maison» - que présente l'Atelier.

Du côté théâtral, on démarre par une double soirée Labiche: «Le Mystère de la rue de Lourcine», précédé du «Mystère de la rue Rousselet», par la Cie Arcinolether, groupe franco-libano- belge mené par Christophe Cotteret («Dom Juan» à Tour & Taxis l'an dernier). Bernard Cogniaux signe le texte et la mise en scène d'«Étape au motel» (avec Christian Dalimier, Marie- Paule Kumps, Laetitia Reva).

«Le Cabaret furieux», malgré 300 représentations en France, restait inconnu chez nous. Conçue par l'équipe de la «Trilogie de Belgrade», cette «loterie réconfortante pour lendemains qui déchantent» promet «des rencontres avec Freud et avec la Mort, des numéros volés aux meilleurs spectacles de Broadway, des interventions magiques, etc.» Changement radical de registre avec «Kill! Kill! Kill!», d'après l'autobiographie de l'Américain Jimmy Massey, engagé dans les Marines et impliqué dans le massacre de civils lors de l'invasion de l'Irak en 2003. Ce seul en scène sera défendu par Hugues Hausman, sous l'oeil d'Alexandre Drouet.

L'Atelier 210 accueille encore «À la recherche du sens de la vie perdu» par le Panach'Club, ainsi que «Tortilla de patatas» de Stéphane Custers, «chronique décapante des années 80 ». Deux reprises en outre: «Couple ouvert à deux battants» de Dario Fo et Franca Rame dans la mise en scène de Véronique Dumont et «Mauvais rêve», le «ciné-théâtre» de Patrick Spadrille et Hugues Hausman avec Benoît Verhaert en scène.

Atelier 210, 210 chaussée Saint-Pierre, 1040 Bruxelles. Tél. 02.732.25.98.

© La Libre Belgique 2006