Le Cirque du Soleil saute sur le banc

L.B. Publié le - Mis à jour le

Scènes

En soi, appeler un spectacle de cirque `Saltimbanco´ n'est pas foncièrement original. Et pourtant, ce seul nom suffit à évoquer l'univers concerné, à rappeler qu'un saltimbanque est un homme qui, par définition, saute sur ou au-dessus du banc, comme les premiers artistes de cirque de rue venus distraire les badauds avec fort peu de moyens. Deuxième volet d'une trilogie signée Franco Dragone et comprenant `Nouvelle expérience´ (1990) et `Alegria´ (1994), `Saltimbanco´ (1992) parle d' urbanité. Accueilli avec succès lors de sa création, ce spectacle est connu pour être une des cartes de visite du Cirque du Soleil et l'actuel directeur artistique, le Québécois Pierre Parisien veille à l'actualiser régulièrement, parfois même sous les conseils du créateur, Franco Dragone, qui, rappelons-le, a depuis quitté le Cirque du Soleil. Il ne reste d'ailleurs qu'un seul des 53 artistes de l'équipe originale mais, nous dit-on, chaque nouvel acrobate a habité le numéro, sans réellement le copier et en y mettant sa propre sensibilité.

Construit autour d'une vision alors inhabituellement positive de la vie en ville, `Saltimbanco´ raconte l'histoire de plusieurs cités et tribus grâce à une succession de tableaux qui, selon la religion du Cirque invoquent, évoquent, provoquent.

Après être venue à Anvers avec `Saltimbanco´ (96), `Alegria´ (98) et `Quidam´ (2001), la compagnie québécoise, créée en 84 à Montréal, fera donc pour la première fois escale à Bruxelles. Vu l'immensité de son chapiteau blanc et les 2000 mètres carrés nécessaires à son implantation, ce Cirque , qui emmène dans son sillage 150 personnes, a en effet parfois du mal à trouver où poser sa toile. À part cela, tout va plutôt bien pour cette véritable multinationale qui, depuis 1984, a drainé plus de 33 millions de personnes.

© La Libre Belgique 2002

L.B.

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