Scènes

Auprès des plus jeunes, et même des tout-petits, les arts et la démocratie font bon ménage. Plus édifiants qu’un discours, les spectacles en disent long sur les droits de l’enfant au cœur du Festival Zéro18 qui a vu le jour en 2011 afin de promouvoir les droits de l’enfant, à l’occasion de leur journée internationale, fêtée tous les 20 novembre. Rendez-vous donc ces 22 et 23 novembre. Samedi, c’est Charleroi qui ouvre la danse avec les ados à l’Eden, à la maison de jeunes l’ACJ La Broc’et au CAL (Centre d’action laïque) dès 13 heures. Dimanche, à Bruxelles, Flagey reprend le flambeau.

La particularité du festival, entièrement gratuit, est de se construire autour de trois grands axes. Le premier n’est autre que la conscientisation des jeunes et de leurs parents aux droits de l’enfant. Suivent l’accessibilité aux différents publics et la participation des enfants et des jeunes comme de véritables acteurs de l’événement. "Le voir et le faire" selon le grand principe de Roger Deldime, directeur de La montagne magique, on y revient décidément toujours.

Pour informer les enfants, en outre, rien de tel que la forme ludique et festive. L’occasion rêvée de rappeler les quatre principes fondamentaux d’une convention adoptée à New York par les Nations Unies le 20 novembre 1989 et encore trop souvent bafouée dans de nombreux pays dont la Belgique. Ces principes sont la non discrimination, l’intérêt supérieur de l’enfant, le droit à la vie, à la survie et au développement et le respect de son opinion. Le festival Zéro18 est d’ailleurs organisé en partenariat avec les acteurs clés de la promotion des droits de l’enfant en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Mochélan à Charleroi

Charleroi s’ouvrira donc surtout aux adolescents. Avec, entre autres, les concerts de Mochélan Zoku qui, après son succès à l’Eden, revient avec un nouveau groove, un nouveau son et de nouveaux thèmes. Signalons aussi le concert de Pitcho, rappeur et acteur belge d’origine congolaise. Le duo Max Dur et Gros Toni poursuivra en hip-hop la soirée sur de bons beats.

Par ailleurs, le concours "Jeunes Talents" permettra aux heureux gagnants, les groupes de danse Move8 et Timeless Crew, de se produire en avant-première des concerts à l’affiche à Charleroi.

Le lendemain, c’est donc Flagey, à Bruxelles, qui accueille les plus petits dès 10 h pour une programmation sur mesure : Geneviève Laloy, Saule, le Théâtre de la Guimbarde, Ici Baba, Brundibàr, Le Jouet Musical, des projections cinéma et autres animations. D’une belle pureté, entre swing et folk, le concert jazzy "Bleue", très remarqué, de Geneviève Laloy séduit autant les parents que les enfants.

Brundibàr à Flagey

"Etc", de la Guimbarde, touchera les tout-petits à l’heure où se tricotent les premières relations et l’opéra "Brundibàr", le projet familles du Festival de Wallonie, marquera certainement les esprits. "Brundibàr" comme l’opéra symbole de la résistance du ghetto, écrit en 1938 par Adolf Hoffmeister, et interprété pour la première fois, le 23 septembre 1943, par les enfants déportés du camp-ghetto de Theresienstadt (Terezín, en tchèque), en Tchécoslovaquie, un lieu mirage que les Allemands exhibaient, faisant croire au reste du monde qu’ils traitaient bien les enfants juifs et les intellectuels, leur offrant même des loisirs culturels.

Dans un autre style, une application spéciale "Faites du Bruit !", créée pour le Festival Zéro18, invite les jeunes publics à enregistrer une vidéo et à défendre les droits de tous les enfants. Rassemblement prévu le 23 novembre à Bruxelles pour l’enregistrement du "All Together". Enfin, c’est au chanteur Saule, sensible aux droits des enfants, que reviendra l’honneur de clôturer ce festival peu banal.

Zéro-18 à Charleroi le 22/11 et à Bruxelles le 23/11. Infos : Zéro18 - www.zero18.be