Le FN va porter plainte contre Madonna

AFP, AP Publié le - Mis à jour le

Vidéo
Scènes Madonna a de nouveau projeté samedi au Stade de France, près de Paris, le clip vidéo dans lequel apparaît brièvement Marine Le Pen affublée d'une croix gammée sur le front, lors du premier de ses deux concerts programmés en France.

Accompagnant la chanson "Nobody knows me", la vidéo montre le visage de la star américaine mêlé à celui de nombreuses personnalités comme la pape Benoît XVI ou Hosni Moubarak. La présidente du parti d'extrême droite Front national (FN) y apparaît quelques secondes juste avant un personnage ressemblant à Adolf Hitler.

Une clameur s'est élevée de la foule au moment où est apparue l'image de Marine Le Pen.

Quelques jours après la première diffusion de cette vidéo, lors du premier concert de la tournée mondiale de Madonna à Tel Aviv le 31 mai, Marine Le Pen avait prévenu que si la star "fait ça en France, on l'attendra au tournant".

"Les vieilles chanteuses qui ont besoin de faire parler d'elles, on comprend qu'elles en arrivent à de telles extrémités", avait ajouté la présidente du FN.

Après ce concert au Stade de France, qui n'affichait pas complet, la "Material Girl" doit en donner un autre en France, le 21 août, à Nice, sur la Côte d'Azur.

Pendant cette neuvième tournée mondiale, Madonna, qui aura 54 ans le mois prochain, doit donner plus de 80 spectacles dans une trentaine de pays, au Proche-Orient, en Europe et sur le continent américain.

"MDNA", son douzième album en studio, paru en mars, a quelque peu déçu.

Le FN entend porter plainte pour "injures" contre Madonna

Florian Philippot, vice-président du Front national, annonce qu'une plainte va être déposée après la diffusion, samedi soir au Stade de France lors du concert de Madonna, d'un clip vidéo dans lequel Marine Le Pen apparaît brièvement avec une croix gammée sur le front.

Cette plainte pour "injures" avec constitution de partie civile sera déposée au tribunal de grande instance de Bobigny (Seine-Saint-Denis), précise-t-il dans un entretien au "Journal du Dimanche". Pour lui, "c'est à la fois une injure très grave à l'encontre de l'intéressée, mais aussi une déclaration de guerre contre une partie de son public".

"Nous sommes obligés de réagir car Marine Le Pen est mise en cause de manière très grave", dénonce M. Philippot. "Mais ce qui me paraît encore plus grave, c'est la relativisation du nazisme, de quelque chose d'épouvantable".

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