Scènes

Première en Belgique, au festival des Brigittines, du dernier spectacle de Simona Bertozzi

Le public du festival des Brigittines est fidèle et aime la découverte et le risque. Chaque année, il revient pour découvrir des spectacles singuliers et des chorégraphes et nouveaux dénichés par Patrick Bonte, le directeur du festival.

C’était encore le cas cette semaine avec la chorégraphe italienne Simona Bertozzi et sa compagnie Nexus qu’elle a fondée en 2008. Installée à Bologne, elle présentait le quatrième et dernier volet d’un travail qu’elle a fait sur le mythe de Prométhée, « And it burns, burns, burns ».

Pour la grande majorité des spectateurs, Simona Bertozzi était une inconnue. Elle plonge la grande chapelle baroque dans une brume odorante et livre une danse presque classique avec des grands mouvements de bras et une historie subtile et un peu mystérieuse de rêverie et de contamination.

La part singulière du spectacle réside dans l’apparition de deux jeunes danseuses, comme des adolescentes jumelles, se confrontant et se mêlant ensuite, à un trio adulte. Ce sont les nymphes envoyées par le dieu Océan qui promet d’intercéder auprès de Zeus pour délivrer Prométhée de son enchaînement éternel.

On peine quelque peu à suivre le fil du spectacle avec une musique hypnotique et un peu ingrate, et une danse sans beaucoup d’aspérités.

Parmi les cinq bons danseurs qui se donnent avec générosité à ce spectacle, on retrouve un danseur étonnant qui a une main coupée, ce qui ne l’empêche pas d’effectuer des figures difficiles et qui donne à son personnage un côté plus tragique, comme Prométhée voulant sauver les hommes de la colère de Zeus.

--> Festival Brigittines, Bruxelles, jusqu’au 2 septembre, www.brigittines.be