Scènes

Après huit jours de marathon et 42 spectacles, les Rencontres théâtre jeune public s'achèvent sur un bilan mitigé. La cuvée 2018 ne sera pas un grand cru malgré le bel envol final de "Pigeons". Et de belles propositions côté danse et théâtre invisible.

Arriver sans crier gare, frapper trois coups à la porte en plein cours de français, se faire passer pour une éthologue, une ancienne criminelle ou un prof de sémantique puis, glisser vers un débat philo, la tendance observée aux Rencontres théâtre jeune public, cette année, est à l’invisible. Inspiré du théâtre de l’opprimé de l’écrivain et dramaturge brésilien Augusto Boal (1931-2009), inventé en Amérique latine quand il devenait trop dangereux de militer ouvertement, ce théâtre convoque le public à un spectacle, suivi ou non d’un débat, sans qu’il s’y attende.