Scènes La compagnie de hip-hop Slayers présente ce week-end son premier spectacle.

Sur la scène de la Maison de la Création à Laeken, trois ombres se dessinent dans la pénombre. Un rai de lumière d’un bleu froid se pose sur la silhouette du milieu. Des notes de piano résonnent sur un fond sonore très doux, peu à peu troublé par des "bip" de différentes intensités. Ayrton, jeune danseur de hip-hop, entame un solo par des mouvements saccadés tel un automate puis attire à lui Milo et Atlan. Nous sommes dans un laboratoire spécialisé dans la génétique et la cybernétique, où ont été créés trois cyborgs, ces créatures mi-hommes mi-machines. Une prison de verre dont ils vont s’échapper…

L’homme et/ou les robots ?

Pour son premier spectacle, "Cyborgs’Quest", la jeune compagnie de hip-hop Slayers, produite par l’ASBL Impulsion Dance, a choisi de s’attaquer à un sujet d’actualité - la place des machines, de la technologie dans notre société - "qui nous concerne tous", souligne Yannick Bras, 32 ans, chorégraphe de la compagnie Slayers et directeur de l’école Impulsion. "Notre génération voit la fin du modèle tel qu’ont pu le connaître nos parents et nos grands-parents. Il y a une sorte de crise un peu existentielle, observe Yannick, qui se mélange à ça : ‘Nous sommes là, mais les robots font tout mieux que nous. Par quoi va-t-on parvenir à faire la différence ? Quel sera notre métier demain ? C’est une évolution positive, mais il y a une réflexion qui en découle."