Scènes La grande chorégraphe américaine s’est éteinte le 18 mars, à 80 ans. Elle laisse un héritage considérable. Évocation.

Une grande dame. Comment dire autrement ? Un jalon majeur dans l’histoire de la danse post-moderne, un élan précurseur pour la danse contemporaine. Une personnalité douce et forte, qui se qualifiait elle-même volontiers de " maçon qui a de l’humour ". Trisha Brown, née Patricia Ann Brown le 25 novembre 1936 à Aberdeen, dans l’État de Washington, est morte le 18 mars à San Antonio, Texas, où elle était hospitalisée depuis 2013. C’est dans sa région qu’elle commence ses études, pour les poursuivre au célèbre Mills College, en Californie. On parle alors de modern dance, qu’elle approfondit avant d’approcher le postmodernisme du chorégraphe Robert Ellis Dunn et du compositeur John Cage, radical défenseur de l’ouverture des structures de la musique et de l’art.

Passée par le classique et l’abstraction (notamment auprès de Merce Cunningham, le maître, originaire comme elle du nord-ouest des États-Unis), mais aussi des disciplines comme les claquettes ou l’acrobatie, Trisha Brown fonde sa compagnie et, au début des années 1970, plonge dans le monde de l’improvisation grâce à Simone Forti et Anna Halprin, des rencontres qui marqueront son parcours, par la puissance du jeu et de sa structure rythmique.

{{3}}