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bourse d'échanges
Ech. œuvre d’art contre intégrale Truffaut
M.-A.G.
Mis en ligne le 09/01/2010
Echanger une oeuvre d'art contre tout (ou presque ?), sauf de l’argent, tel est le concept de l’événement "Truc-Troc" qui prend place au Palais des Beaux-Arts (Bozar, pour les branchés) de Bruxelles. Et cela presque chaque début d’année depuis 2004. 2007 ayant sauté, on en est à la sixième édition. Il y eut bien une toute première édition en 1975 au château Malou, suivie d’une seconde, puis plus rien avant que le concept ne soit réexploité presque 30 ans plus tard.
Le principe ? Après avoir été sélectionnées par un jury (pour cette édition, 600 candidatures ont été déposées, 155 artistes retenus), des œuvres d’art sont exposées sur 1 500 m2. Petit changement cette année, c’est le circuit royal de Bozar, et non plus la salle Tertraken, qui a été retenu avec, en outre, une entrée qui se fera par la rue Royale.
Les artistes, des connus (Delphine Boël, Michel Moers, Lisa Carletta, parmi tant d’autres) et des moins connus, sont tous mus par une même envie : faire partager leur conception de l’art au plus grand nombre. Durant un week-end, le public se presse aux cimaises - au moins 20 000 personnes sont attendues. L’entrée est gratuite, 600 places de parking sont gracieusement laissées à la disposition des motorisés. Les organisateurs - le centre culturel de Woluwe-Saint-Lambert, Artdynamik et Bozar - insistent sur l’absence de transaction, à tous les niveaux, sur tout l’événement qui se révèle festif le samedi, plus familial le dimanche. Et donc même pour les boissons, il ne faut pas sortir son portefeuille. Cela dit, un certain nombre de tickets boissons sont attribués par personne afin que la manifestation ne vire pas à l’orgie D’ailleurs, pour le samedi soir, traditionnellement dévolu à un set de DJ, les organisateurs ont voulu recentrer les festivités en insistant davantage sur l’exposition avec une ambiance lounge plutôt que sur le côté soirée dansante.
Alors, comment cela se passe-t-il concrètement ? Imaginons qu’un visiteur soit séduit par une - ou plusieurs - des œuvres exposées. Il ne remplit pas sur-le-champ son carnet de chèques - d’ailleurs, en Belgique, cela n’existe plus du tout ! -, mais s’empare d’un post-it et d’un stylo à bille sur lequel il fait part de son attirance pour l’œuvre ainsi que son offre d’échange. Il n’oublie pas de laisser ses coordonnées, afin de pouvoir être contacté par l’artiste le cas où.
Si au bout des deux jours, l’on se trouve bien en présence de nombreuses offres d’échange, la manifestation est aussi l’occasion d’assister à une très courte exposition d’art contemporain.
Alors, quelles furent les propositions acceptées l’an dernier ? Un peu de tout, à vrai dire. Pas mal de locations de villégiature, d’autres œuvres aussi, des leçons de tango argentin, une après-midi d’initiation au golf, un vélo d’appartement, la création d’une robe par une styliste belge, un panier bio pendant six mois, des actions Fortis (euh ! c’était en janvier 2009 ), les services d’une coiffeuse pendant un an, on en passe des meilleures et des moins originales.
Les samedi 16 (de19h à 01h) et dimanche 17/1 (de 10 à 18h). Bozar, circuit royal, rue Royale, 1000 Bruxelles. Entrée gratuite. Parking Albertine le samedi 19 à 02h du matin, ainsi que le dimanche de 10 à 19h.
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