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"Alcatraz" : les dessous de 300 disparitions
Karin Tshidimba
Mis en ligne le 17/01/2012
De facture assez classique, la série démarre de façon bien plus feutrée que d’autres productions de JJ Abrams.
Une nouvelle série de Jeffrey Jacob Abrams, papa d’"Alias" et "Fringe", et co-créateur de "Lost", est toujours un événement. Habitué du grand écran ("Mission impossible 3", "Star Trek" et, plus récemment, "Super 8"), l’homme a le sens de l’intrigue, du cadrage et connaît la musique. On s’en rend compte dès les premières notes d’"Alcatraz", sa nouvelle création pour Warner, dont le pilote était diffusé hier soir aux Etats-Unis sur la Fox. Les envolées de violon n’ont en effet pas manqué dans ce premier épisode, dévoilé en primeur par la RTBF lundi matin. La chaîne publique créait ainsi l’événement auprès des sériephiles pour une série attendue à la rentrée. Tandis que les abonnés de Be TV la découvriront le 26 mars à 20 h 50.
Lorsque démarre l’intrigue, on apprend que 302 prisonniers et gardiens de la fameuse prison d’Alcatraz ont mystérieusement disparu le 21 mars 1963 sans que nul ne sache ce qui leur était arrivé. Cinquante ans plus tard, l’un de ces prisonniers, considérés comme morts, réapparaît et il n’a pas du tout vieilli. Sa soif de vengeance le fait bientôt croiser la route de la police, qui ignore tout de son identité. Au contraire d’Emerson Hauser (Sam Neill), mystérieux "agent spécial" du FBI, ou du Dr Diego Soto (Jorge Garcia), spécialiste de l’histoire d’Alcatraz.
De facture assez classique, la série démarre de façon bien plus feutrée que d’autres productions de JJ Abrams. Pas de choc visuel façon "Lost", mais une ambiguïté et une atmosphère qui s’imposent par petites touches, comme ce fut le cas pour "Les 4 400". Une île , un mystère, des disparus : le téléspectateur sent tout de suite que tout ne tourne pas rond. Et les indices découverts par l’enquêtrice Rebecca Madsen (Sarah Jones) laissent entrevoir l’ampleur du "complot", tout en le montrant à la portée d’une équipe soudée et décidée.
Semant de multiples cailloux, JJ semble vouloir éviter le syndrome de "Lost" : énigme polymorphe et insondable qui avait fait gamberger, puis laissé sur sa faim une foule impressionnante de passionnés. Progressant grâce à des sauts fréquents dans le passé des "habitués d’Alcatraz", l’intrigue n’impressionne pas, mais semble suffisamment vaste pour attirer un large public. A condition de jouer intelligemment du suspense autour de ces 302 personnages, et des raisons de leur disparition
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