Série TV

Pour la première fois, le Marché international des programmes TV (MipTV, 54e du nom) a consacré plusieurs avant-premières aux productions asiatiques - japonaises, en l’occurrence. La nouvelle série “Crisis” a été présentée au Palais des Festivals en présence de Hidetoshi Nishijima, l’un des deux acteurs principaux. La fiction d’animation “The dragon dentist” et le documentaire “Never ending man” (dédié au célèbre réalisateur Hayao Miyazaki) ont également animé la croisette, mercredi.

L’intérêt du public francophone pour les séries sud-coréennes (rebaptisées K-dramas) a également suscité la curiosité d’une partie des festivaliers. Depuis quelques années, la Corée du Sud apparaît comme un pays doté d’un véritable « soft power ». Le chanteur Psy (Gangnam Style) et la K-pop (musique pop coréenne) y sont pour beaucoup mais n’en sont qu’une facette. L’émergence de la Terre de trois milles li comme puissance économique s’appuie sur le développement - et le rayonnement international - de toute l’industrie culturelle.

Majoritairement diffusés en Chine, à Taiwan et au Vietnam au cours des années 90, les k-dramas ont finalement pénétré l’ensemble du marché extrême-oriental (dans les années 2000) ainsi que l’Europe et les Etats-Unis (plus récemment). Au cours de la première moitié de l’année 2011, Séoul a ainsi exporté 3,8 milliards de dollars de produits culturels. Les exportations de séries et de documentaires ont augmenté de 37 % par rapport à l’année précédente, et ces exports concernent surtout l’Europe et l’Amérique du Sud.

Des k-dramas déjà vendus et diffusés en France

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