Série TV

L’électroencéphalogramme est loin d’être plat; on disait le patient moribond mais voilà qu’il reprend le dessus pour une 15 e saison qui vient clore en beauté l’une des plus longues aventures de l’histoire des séries américaines. Apparue en 1994, "Urgences" a révolutionné le genre du "drama" télé et marqué plusieurs générations d’acteurs et de téléspectateurs. On ne compte plus les comédiens qu’elle a lancés, ni les séries qu’elle a inspirées. Aujourd’hui, les successeurs se bousculent d’ailleurs au portillon : chaque studio voulant prendre la relève, comme on a pu le constater en mai lors des "Screenings" de Los Angeles.

Après deux saisons en nette baisse de régime (les scénaristes peinant à renouveler leurs intrigues), "ER" (titre original) prouve que si "Grey’s Anatomy" a su s’imposer reine de la "comédie sentimentale", Urgences H H reste la maîtresse incontestée du drame. Les deux premiers épisodes de cette ultime saison (RTL-TVI, 20 h 20) en offrent une belle démonstration avec le dénouement de l’explosion qui a touché l’équipe en plein cœur. Mais il ne s’agit que d’une mise en bouche Dans ces 22 ultimes épisodes vont en effet défiler tous ceux et celles qui ont forgé sa légende : les D r Ross (Georges Clooney), Benton (Eriq La Salle), Carter (Noah Wyle), Weaver (Laura Innes), l’infimière Carol Hathaway (Julianna Margulies) et même Mark Greene (Anthony Edwards), dont le souvenir hante les mémoires. Terminer en beauté est le rêve de toute série qui se respecte, pour "Urgences", malgré le récent décès de son créateur, Michael Crichton, le rêve est en passe de devenir réalité. Aux Etats-Unis, le public est venu en masse faire ses adieux à une équipe historique, lui offrant la plus belle des récompenses : ses derniers pics d’audience.