Série TV

Une tempête d’une force sans précédent se dirige droit vers les côtes belges et hollandaises, menaçant d’y briser les digues. Malgré les millions investis dans le plan Delta, après la grande tempête de 1953, les météorologues et les spécialistes sont très loin d’être confiants. Faut-il évacuer toute la zone et risquer de provoquer une catastrophe économique à hauteur de 17 millions ou parier sur la fiabilité des installations ? Autre paramètre de l’équation : les prévisions météo ne sont fiables que pour les deux jours à venir alors qu’il faudrait quatre jours pour évacuer la zone concernée en jetant sur les routes, en pleine tempête, plusieurs millions d’habitants. Face à ce péril imminent, les gouvernements belges et hollandais réagissent de façon opposée.

Ancrée au cœur de la cellule de crise hollandaise, mais suivant aussi le quotidien de deux familles, l’une à Ostende et l’autre à Rotterdam, The Swell offre un scénario catastrophe spectaculaire qui touche d’autant plus qu’il n’oublie jamais de rester très humain. Que ce soit au travers des mesures prises dans une prison ou dans un home pour personnes âgées ou à travers la vie de deux personnes isolées, un vieux musicien et une gamine rentrée seule après l’école.

A cette justesse de jeu s’ajoute la finesse de l’analyse humaine : faut-il se montrer rassurant ou, au contraire, extrêmement prudent, au risque de se tromper ? Le dilemme vécu par les Pays-Bas, dont une grande partie du territoire se situe en- dessous du niveau de la mer, est très bien traduit en images dans cette série coproduite avec la VRT.

Derrière la caméra, on retrouve Hans Herbots, cinéaste anversois qui avait présidé à la destinée de "The Spiral", projet international et de "Windkracht 10" qui évoquait le travail des équipes de secours en mer. Diffusée fin 2016 aux Pays-Bas et en Flandre, la mini-série (6 x 45 minutes) pose aussi la question de notre rapport à l’environnement, une question qui s’est offert une belle vitrine lors du Festival Séries Mania.