Série TV La série "Frequency". Lundi, La Deux, 20h15.

Série. Ce soir, c’est l’anniversaire de l’inspectrice Raimy Sullivan (Peyton List). Il y a vingt ans, le corps de son père Frank, disparu depuis deux ans, a été découvert au fond d’une rivière. Pour certains, Frank Sullivan (Riley Smith) n’a eu que ce qu’il méritait car c’était un flic corrompu qui s’était enfoncé dans des zones interdites au cours de sa mission sous couverture. D’autres, au contraire, sont persuadés que Frank ne les a pas trahis.

Rendez-vous sur les ondes

Fan de radio, Frank avait bricolé un émetteur dans son garage grâce auquel il tentait de contacter des interlocuteurs dans le monde entier (et au-delà), en compagnie de sa fille Raimy.

Par un étrange concours de circonstances, Raimy entre en contact avec son père par le truchement de cette radio. Si la jeune femme est bien ancrée en 2016, au soir de son anniversaire, Frank, lui, est bloqué en octobre 1996 à la veille de l’embuscade qui mènera à sa mort. En le mettant en garde contre ce qui va lui arriver, Raimy va irrémédiablement changer le cours de l’histoire…

L’originalité de la série policière Frequency consiste à voir en quoi les actions de Raimy Sullivan et ses conversations avec son père vont influencer son passé et son présent. Car la jeune femme a gardé la mémoire des événements intervenus dans ces deux réalités parallèles, une situation quasi schizophrénique pour la jeune inspectrice.

Par le truchement de la radio, père et fille vont renouer leurs liens et collaborer, chacun dans son espace-temps, afin de résoudre une affaire de serial killer qui les a tous les deux affectés directement. Ils vont aussi tenter de découvrir qui a voulu salir la réputation de Frank Sullivan en 1996.

Cette conspiration a en effet gâché la vie de sa fille, lorsqu’elle avait 8 ans, et pourrait bien faire de même aujourd’hui. Car tous ses souvenirs sont en passe d’être contaminés, ou modifiés à jamais, par cette révélation.

Le résultat sur petit écran est plutôt original et ludique même si le jeu un peu statique de l’inspectrice Sullivan nuit parfois à la fluidité du récit.

Adaptée par Jeremy Carver du film "Fréquence interdite" (Frequency) de Toby Emmerich, sorti en 2000, la série n’a malheureusement pas passé le cap de la première saison, soit 13 épisodes diffusés d’octobre 2016 à janvier 2017 sur la chaîne CW, mais aussi sur Netflix au Canada.

Afin de ne pas décevoir les fans, la chaîne CW a eu la bonne idée de diffuser un épilogue de trois minutes sur le web qui permet de boucler proprement l’histoire des Sullivan père et fille.