Série TV

Avec son trench-coat noir, sa coupe de cheveux et son maquillage impeccables, Flea (soit "Puce", son surnom) tente de donner le change. Mais en réalité, sa vie est proche du naufrage. Elle passe son temps à rompre avec son petit ami, Harry, tellement bien sous tous rapports qu’il en devient ennuyeux. Lassée par son romantisme et son hypersensibilité, Flea collectionne les plans foireux entre deux ruptures.

Sa petite entreprise (un snack - salon de thé) est en pleine crise depuis le décès accidentel de son associée Boo, victime d’un plan de rupture fort mal préparé. Maladresses, ivresse, relations sans lendemain et féminisme mal dégrossi semblent être les quatre piliers d’une existence d’autant plus chahutée que la jeune femme ne cesse de se comparer à sa sœur surdiplômée, mariée, séduisante et ultra-performante. Fauchée, Flea refuse de demander de l’aide à sa sœur ou à son père, remarié depuis le décès de leur mère.

Face à un quotidien qui part en vrille, Flea, souvent trahie par un excès d’honnêteté dans ses rapports humains, ne semble pas décidée sur la stratégie à adopter.

Souvent comparée à "Girls" pour la description assez crue qu’elle offre des errements des trentenaires dans une grande ville hostile, Fleabag** est pourtant très différente de la création de Lea Dunham. Notamment en raison du lien qu’elle entretient avec le stand-up puisque son interprète Phoebe Waller-Bridge multiplie les apartés face caméra et est le plus souvent seule en scène, là où "Girls" privilégie les points de vue croisés de quatre jeunes femmes.

Considérée comme l’une des comédies britanniques les plus réussies de la saison dernière, la série, caustique à souhait (6 épisodes), a reçu un double prix lors du Festival de télévision de Monte-Carlo. Et sa créatrice, de retour depuis peu sur les planches, travaille à une seconde saison.