Série TV

Après "True Blood", Alan Ball revient à la série familiale, genre qu’il avait magnifié avec l’immense Six feet under . Dans Here and now **, il sonde la famille Boatwright, un clan plutôt soudé affichant un profil résolument multiethnique.

En plus de Kristen (Sosie Bacon), leur fille biologique - la plus jeune de la fratrie -, Greg (Tim Robbins) et Audrey (Holly Hunter) ont adopté trois enfants : Ashley (Jerrika Hinton vue dans "Grey’s Anatomy"), originaire de Somalie, leur fils Duc aux racines vietnamiennes (Raymond Lee) et Ramon (Daniel Zovatto) né en Colombie. Afrique, Asie et Amérique latine : les trois principaux piliers de la nation américaine sont représentés. La série ouvre la porte à une réflexion sur une Amérique de plus en plus polarisée où, contrairement à ce qui se passe dans la famille Boatwright, il devient difficile d’encourager l’écoute et la compréhension entre communautés.

Mais cette famille arc-en-ciel et résolument "progressiste" doit affronter de nouvelles difficultés. A l’approche de son 60e anniversaire, le père, professeur de philosophie, tente de donner le change et de cacher les signes avant-coureurs de sa dépression. Entre Audrey et son mari, les relations sont souvent tendues car la mère de famille aimante veut tout régenter dans sa vie et celle de ses enfants, sans les consulter ou les écouter.

Cette harmonie de façade va se fissurer lorsque Ramon commence à avoir des visions. Ce qui réveille chez Audrey le souvenir des épisodes schizophréniques vécus par son frère. Peter Macdissi, producteur de la série avec Alan Ball, endosse le rôle du Dr Farid Shokrani, qui tente de venir en aide à Ramon via une thérapie qui va peu à peu rapprocher les deux familles.

Avec les multiples pistes ouvertes dans ses deux premiers épisodes (sur 10 au total), "Here and now" annonce ses ambitions. Reste à voir si Alan Ball parviendra à toutes les concrétiser. 

>>> Lancée dimanche 11 février sur HBO, la série est à découvrir dans la nuit sur Be TV, mais aussi depuis le 12/02 à 21h.