Série TV Comme le rappelle la série de David Fincher, le tueur en série Charles Manson a inspiré la science du profilage.

La mort, dimanche aux Etats-Unis, du tueur en série et "gourou" Charles Manson remet en lumière "Mindhunter", série mise en ligne en octobre par Netflix, qui s’intéresse justement au profil psychiatrique de ce tueur de l’extrême. Responsable de la mort de sept personnes à Los Angeles en août 1969, Manson, qui se prenait pour la réincarnation du Christ, avait commandité de nombreux meurtres auprès de ses adeptes regroupés au sein de la "Manson family". Condamné à mort en mars 1971, sa peine avait ensuite été commuée en prison à perpétuité.

Si Manson n’est pas le seul tueur en série à avoir défrayé la chronique judiciaire aux Etats-Unis, il est certainement le plus connu, considéré par beaucoup comme "l’incarnation du Mal", comme semblait en attester la croix gammée qu’il s’était fait tatouer sur le front. C’est pour tenter de comprendre le déchaînement de haine et de frustration qui peut mener certains à devenir des meurtriers en série que John E Douglas s’était lancé dans une vaste étude psychologique à la fin des années 70. Etude où le profil de Manson figurait en bonne place. L’objectif pour cet ex-agent du FBI ? Tenter de mieux cerner ces cerveaux malades afin qu’un jour leurs comportements puissent être anticipés.

Série en 10 épisodes, créée par Joe Penhall et réalisée par David Fincher, Mindhunter s’inspire de ce livre de chevet qui pose les bases du profilage. Une science alors en cours d’élaboration à laquelle Fincher rend grâce via une réalisation millimétrée et de longs dialogues argumentés.

Dans le rôle du jeune agent Holden Ford à la fois naïf, perspicace et obstiné, Jonathan Groff se révèle bluffant, exposant son visage d’adolescent volontaire face aux fantasmes et turpitudes des pires criminels des Etats-Unis. Critique détaillée et extraits à retrouver sur le blog La Loi des séries.