Série TV

Avec sa nouvelle série "The Get Down", le géant du streaming Netflix remonte aux sources du hip-hop, à coups de breaks, de rap et de graffitis.

Proposés sur sa plate-forme depuis le 12 août, les six premiers épisodes débutent durant le torride (et dramatique) été 1977, dans le South Bronx, au nord-est de Manhattan, alors peuplé d’Afro-Américains et de Portoricains.

On y suit un quatuor d’ados. Ezechiel (Justice Smith) se rêve en auteur-compositeur. Mylene (Herizen F. Guardiola, révélation de la série) de devenir star du disco. Son pote Dizzee (Jaden Smith) développe ses talents artistiques en taguant. Ils croisent le chemin du mystérieux Shaolin Fantastic (Shameik Moore), qui couvre les murs de fresques colorées, alors que résonne un nouveau courant musical dans les chancres urbains.

Moment charnière

"The Get Down" remixe (très) librement un moment charnière de l’histoire de New York et de la musique. Le disco brille de ses derniers éclats. Dans le premier épisode, un DJ se fait exploser le caisson en pleine "saturday night fever", victime collatérale d’un règlement de comptes entre gangs noirs.

Trois scènes plus tard, les héros de la série assistent à une "block party" rythmée du DJ mythique Grandmaster Flash (Mamoudou Athie) sur ses "wheels of steel" (platines) qui donneront son titre à son album culte ("The Adventures of Grandmaster Flash on the Wheels of Steel"). Il "scratche et "spine" en boucle ses "breaks" favoris, inventant une nouvelle musique en mixant les bribes d’autres.