Série TV

Comment oublier ce sentiment si particulier à l’issue de la première vision "Mulholland Drive" ? Un mélange de pur plaisir cinématographique, de grande frustration quand à la compréhension d’un scénario tellement tordu qu’on le dirait écrit sur un "ruban de Möbius" et d’une forme de jubilation d’avoir été ainsi manipulé par l’un des plus grands cinéastes contemporains alors au sommet de son art.

Comment imaginer pourtant qu’en 2001, on assistait au chant du cygne cinématographique de David Lynch ? Non qu’il ait perdu quoi que ce soit de son immense créativité mais parce que, ces dernières années, le bonhomme s’est concentré sur d’autres facettes de celle-ci : musique, photographie, design, clips et art contemporain.

Tellement autoréférentiel qu’il en devenait presque parodique en 2006, "Inland Empire" risque bien de rester à jamais son dernier long-métrage. Il y a deux semaines, le cinéaste de 71 ans a en effet annoncé dans une interview à un journal australien qu’il prenait définitivement sa retraite, dégoûté par l’évolution de l’industrie du cinéma…