La chronique de la rédaction

Le président américain élu, Donald Trump, a nommé lundi son gendre haut conseiller à la Maison-Blanche et les analystes se tâtent pour interpréter cette décision.

Les Ougandais, eux, ne se posent pas de question après la nomination, le même jour - les grands esprits se rencontrent - du fils aîné du président Museveni, Muhoozi Kainerugaba, 42 ans, haut conseiller du chef de l’Etat pour les Opérations spéciales : ils parlent de "préparation de la succession", voire de "système monarchique".

Quels mauvais sujets ! Quand il était arrivé au pouvoir, en 1986, Museveni n’avait-il pas dit : "Le problème de l’Afrique en général, et de l’Ouganda en particulier, n’est pas le peuple mais les dirigeants qui veulent s’incruster au pouvoir" ? Et quand un de ses généraux avait, en 2013, dénoncé la préparation d’une passation de pouvoir à Muhoozi, le président Museveni n’avait-il pas fait fermer le grand journal qui avait interviewé ce séditieux (qui dut prendre la fuite) ?