La chronique de la rédaction

Une chronique de Stéphane Tassin.

Le PS, le CDH et le MR n’ont manifestement pas le temps de se pencher sur les futures circonscriptions wallonnes, pour cause de moralisation urgente de la vie politique au Sud du pays. C’est très bien ! Pourtant cette question du redécoupage des circonscriptions relève du même problème. Pourquoi ces trois partis refusent de mener cette discussion, en toute transparence, dans l’enceinte parlementaire wallonne ? Parce que ce redécoupage doit faire l’objet d’un décret nécessitant la majorité des deux tiers. Le PS et le CDH ont donc besoin du MR pour l’atteindre. Alors ils préfèrent s’entendre, avant, dans le dos du Parlement wallon et du citoyen.

Et pourquoi souhaitent-ils bétonner un accord qui sera à peine débattu ensuite au Parlement wallon ? Parce qu’un redécoupage hasardeux pourrait faire perdre quelques sièges aux trois partis comploteurs.

Il serait sans doute plus simple, plus clair, plus transparent et plus proportionnel de ramener les circonscriptions wallonnes aux frontières des provinces. Comme c’est déjà le cas pour la Chambre des représentants.

En effet, plus une circonscription est grande et plus les partis plus petits peuvent espérer envoyer des élus dans les assemblées.

La compréhension de ces enjeux par les principaux intéressés démontrerait que ces trois partis traditionnels ont pleinement intégré que le citoyen en a marre des arrangements discrets et des montages alambiqués.