La chronique de la rédaction

Une chronique de Jean-Claude Matgen.


Ces dernières semaines le très jupitérien président de la République française, Emmanuel Macron, a, à plusieurs reprises, fait preuve d’arrogance à l’égard de concitoyens, notamment en dénonçant les “fainéants, les cyniques et les extrêmes”. Malgré ses explications alambiquées, il s’est attiré les foudres de pas mal de monde, comme on l’a vu, mardi, lors des manifestations contre sa réforme du code du travail.

“Prochaine question”

Toutes proportions gardées, on relève la même attitude hautaine et condescendante dans le chef de René Weiler, l’entraîneur du Sporting d’Anderlecht. Au micro du journaliste de RTL-TVI qui l’interrogeait après la nette défaite de son équipe, mardi soir, au Bayern de Munich, en match de groupe de la Ligue des champions, il a pris la mouche dès la première question posée.

L’envoyé spécial de la chaîne privée avait, en effet, eu l’outrecuidance de demander au coach mauve s’il ne regrettait pas d’avoir aligné Steve Kums au poste d’arrière-central, sachant qu’après dix minutes de jeu ledit Kums avait provoqué un penalty et reçu une carte rouge.

Réponse cinglante: “Prochaine question”, a lâché Weiler, le regard noir avant d’ajouter “ça m’enerve”. A lire les compte-rendus de la conférence de presse d’après match, la morgue de Weiler à l’égard de journalistes, qui ne faisaient jamais que leur travail, était toujours au rendez-vous.

Ne pouvait-on pas légitimement s’interroger sur la pertinence de placer un joueur d’1m74 à un poste qu’il n’avait jamais occupé, dans un stade aussi bouillant que celui du Bayern, contre une équipe aussi redoutable que celle-là et avec comme adversaire direct l’un des meilleurs avant-centres du monde, qui plus est affichant 1m86 ou 87 sous la toise?