La chronique de la rédaction

La rencontre Real Madrid-Bayern Munich, mardi soir, au stade Bernabeu, a tenu toutes ses promesses. Les Bavarois avaient perdu le match aller 1-2 et semblaient mal embarqués mais ils ont réussi à faire trembler le Real et à le contraindre à disputer des prolongations.

Au cours de celles-ci, les Espagnols se sont envolés et ont fini par gagner 4-2. Mais les conditions dans lesquelles ce succès a été acquis sont sujettes à caution.

L’exclusion de Vidal a sans aucun doute facilité la tâche des Madrilènes. Or, cette exclusion est injuste. Vidal a été sanctionné d’une deuxième carte jaune alors qu’il venait de récupérer le ballon à la faveur d’un tacle on ne peut plus propre.

L’erreur d’appréciation de l’arbitre fut dommageable pour les Allemands mais que dire de celle qu’il a commise sur le but (le 100e en Ligue des champions) inscrit par Ronaldo à la 104e minute.

Le buteur portugais était clairement en position hors-jeu au moment de faire basculer le match. Réduit à dix, le Bayern a pris l’eau dans la deuxième prolongation et encaissé deux autres buts en l’espace d’un quart d’heure.

Mais que se serait-il passé si le point de Ronaldo avait été annulé ? Peut-être les Allemands eussent-ils tenu jusqu’aux tirs au but.

Quoi qu’il en soit, il est plus que temps que l’on instaure et généralisé l’usage de la vidéo sur ce type de phases. Cela avait été le cas, à titre expérimental, lors du match amical France-Espagne il y a une paire de semaines.

Et quelle avait été la conséquence de ce recours à la vidéo. Un but espagnol d’abord refusé pour un hors-jeu imaginaire puis rétabli sur la foi des images. Un but inscrit par les Français sur hors-jeu non constaté par l’arbitre puis annulé après qu’on eut fait appel à la vidéo. Si celle-ci avait été de la partie mardi, la face de la rencontre en eût peut-être été changée.

Au vu des deux matches, les Espagnols n’ont certes pas volé leur qualification mais que les Bavarois aient été éliminés après deux erreurs d’arbitrage aussi grossières doit leur laisser un goût amer en bouche.

Et l’amateur de football, même s’il a vécu une belle soirée mardi, ne peut, lui non plus, y trouver son compte.