La chronique de la rédaction

Certes, le Sporting d’Anderlecht a livré à Old Trafford un match qui restera dans les annales. Certes, il a lutté à armes (presque) égales avec Manchester United, certes, il a tenu tête à son hôte prestigieux pendant 107 minutes et l’a même fait trembler jusqu’au bout, certes les Belges sont tombés avec les honneurs et certes encore, René Weiler avait disposé sur le terrain une équipe séduisante.

Mais on ne nous enlèvera pas de l’idée que les Mauves auraient pu faire mieux encore sans les changements opérés après l’heure de jeu par le coach suisse. C’est sans doute pour préserver des pions utiles en perspective du match, peut-être décisif, de play-off 1, à Bruges, dimanche, que Weiler a retiré de la mythique pelouse mancunienne Hanni, Chipciu et Teodorczyk en l’espace de quelques minutes. Ce fut, à nos yeux, une grave erreur.

Primo, à l’heure d’entamer les prolongations de la rencontre, plus aucune possibilié de changement n’existait. Weiler avait brûlé toutes ses cartouches. Résultat: ses troupes ont plié puis rompu car il n’y avait plus de sang neuf disponible.

Secundo: alors qu’Hanni avait été étincelant, Stanciu, son remplaçant, n’a rien fichu de bon pendant son séjour sur le terrain. Il n’a pas gardé le ballon, pas défendu, pas adressé de bons ballons à ses coéquipiers, pas tiré au but ou alors sans succès. La montée de Fellaini, à la 60e, a été un vrai plus pour Manchester, celle de Stanciu a fait perdre une bonne partie de son équilibre au Sporting.

Tertio: Bruno et Thelin se sont certes battus mais se sont montrés, selon nous, nettement plus brouillons que Chipciu et Teodorczyk. Le Polonais n’a sans doute pas livré son meilleur match en Angleterre et il semblait quelque peu émoussé mais son parcours à Anderlecht montre qu’il peut être dangereux à tout moment et qu’il est moins statique que Thelin, même si c’est bien ce dernier qui a qualifié, in extremis, le club bruxellois au Zénith Saint-Petersbourg.

Bref, les changement opérés par Weiler, spécialement celui d’Hanni, nous semblent avoir été négatifs pour Anderlecht et expliquent en partie l’élimination même si, répétons-le, à l’issue de la rencontre, le sentiment de fierté prédominait chez les supporters.