La chronique de la rédaction

La ministre flamande de l’Enseignement Hilde Crevits (CD&V) a fait le buzz cette semaine en Flandre. Dans une interview au "Nieuwsblad", elle s’est inquiétée de l’énorme fossé qu’il y a entre les résultats des enfants qui parlent le néerlandais à la maison et ceux qui s’expriment dans une autre langue. Un fossé qui s’est aggravé entre la première et la seconde générations. Un enseignant de Maasmechelen lui a rapporté avoir vu une élève quitter l’école à 18 ans parlant un néerlandais impeccable et revenir quelques années plus tard pour inscrire son enfant qui ne parlait, lui, pas un mot de néerlandais. "Ça ne va", a-t-elle scandé. Les parents doivent prendre leurs responsabilités, aller au contact avec les profs, participer à la vie de l’école, etc.

En Flandre, beaucoup ont vu dans cette sortie une tentative, pour le CD&V, de remettre le curseur un peu plus à droite et réinvestir le champ de l’identité libre à la N-VA. Le coup a porté d’ailleurs. Les ténors de la N-VA ont été obligés de saluer un discours "courageux". A l’Open VLD, le meilleur maire du monde, Bart Somers, a surenchéri en proposant de prévoir une sanction financière pour les parents qui ne se rendent pas aux réunions à laquelle l’école de leur enfant les invite.

Le dogme

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