La chronique de la rédaction

L’intérêt de la Flandre pour les élections au rectorat de l’Université de Gand n’a sans doute pas dépassé celui pour l’élection présidentielle française. Mais la seconde est loin d’avoir éclipsé la première dans l’espace médiatique flamand.

Une saga haletante

C’est que l’élection rectorale à l’UGent a pris - et prend toujours d’ailleurs - les allures d’une série à succès, avec ses invectives, ses coups tordus, ses rebondissements. Même la loge maçonnique y jouerait un rôle actif en coulisse. C’est dire.

L’élection devait pourtant constituer un moment clé dans la vie de l’université. L’UGent fête cette année son bicentenaire - tout comme sa sœur jumelle, l’Université de Liège. Et puis, elle innove. Pour la première fois, tous les étudiants et tous les membres du personnel non enseignant peuvent voter. Cela fait près de 50 000 électeurs potentiels. Une pondération particulière est cependant prévue. Le vote du corps professoral pèse 67 % des voix au décompte final, celui des étudiants, pourtant les plus nombreux, seulement 16 %. Certains ont crié à l’injustice. Mais la majorité a salué l’avancée démocratique.