La chronique de la rédaction

Jeudi, la salle des mariages de l’hôtel de ville d’Anvers était pleine à craquer de journalistes. Le bourgmestre Bart De Wever devait présenter le premier départ du Tour des Flandres depuis la ville d’Anvers - un départ qui sera donné le 2 avril. Ce départ de l’épreuve sportive la plus symbolique de Flandre, il en avait rêvé. Il avait fini par le voler à Bruges au terme d’un bras de fer tendu avec son homologue brugeois, le socialiste Renaat Landuyt.

Probable attentat

Le leader de la N-VA a cependant renoncé à faire la promotion du Ronde. Cela aurait été malvenu trois heures seulement après la folle chevauchée d’un automobiliste qui avait créé l’émoi dans la principale rue commerçante de sa ville. Il ne s’est en revanche pas privé de commenter les événements. En les qualifiant de "probable attentat" malgré les appels à la prudence du parquet fédéral. Et en félicitant les policiers anversois pour la rapidité de leur intervention.

Les partis de l’opposition ont rapidement reproché à De Wever cette sortie publique alors que le flou entourait - et entoure toujours - les motivations réelles du conducteur. Ils l’ont accusé à mi-mot de jouer la carte sécuritaire, menant ainsi un jeu dangereux pour son seul profit politique personnel.

Un groupe Whatsapp raciste

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