La chronique de la rédaction

En février 2014, à une encablure du scrutin fédéral et alors qu’il était invité à parler devant des patrons flamands dans un hôtel de la banlieue courtraisienne, Didier Reynders, déjà ministre des Affaires étrangères, avait eu cette remarque caustique : "Vous savez qu’il y a autant de voitures de société dans la province d’Anvers que dans toute la Wallonie ?" Son auditoire l’avait applaudi à tout rompre. Il se sentait flatté. En une phrase, un seul constat, le vice-Premier libéral venait de lui exposer l’insolente suprématie économique de la Flandre sur son voisin wallon.

Redirait-il la même chose aujourd’hui ? Pas sûr. Le nombre de voitures de société est un bon indicateur de la situation économique d’une région. Mais c’est aussi devenu la promesse de lendemains qui peuvent déchanter.