La chronique de la rédaction

Où se trouve le Roi quand tu as besoin de lui ?" Cette question, c’est le "NRC Handelsblad" qui la posait le week-end dernier. Un accès de rage républicain ? Non. Bien au contraire. Le journaliste néerlandais qui signait l’article disait regretter le pouvoir d’influence volontairement occulte du souverain hollandais lors des crises politiques précédentes.

Ce pouvoir lui a été enlevé il y a six ans. Les partis de gauche, avec le soutien du PVV de Geert Wilders, estimaient que la formation d’un gouvernement devait se faire dans la transparence, pas dans les entrailles d’un château et sous couvert du colloque singulier. Ils ont été entendus en 2012. La gestion de la formation du gouvernement a été confiée au président de la seconde chambre des Pays-Bas.

Pas de chance. Le perchoir est actuellement occupé par Khadija Arib, une écrivaine d’origine marocaine, membre du PvdA, le parti travailliste. Pas de chance parce que son parti a été littéralement lessivé lors des élections de mars. Le PvdA n’est aujourd’hui plus que le huitième parti du pays. Autant dire qu’on ne l’attend plus vraiment à la table des négociations.

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