La chronique de la rédaction

Une humeur de Stéphane Tassin.

Le site internet de fausses informations Nordpresse - qui joue aussi, parfois, au chevalier blanc - et qui s’inspire du talentueux "Gorafi" en France, a une nouvelle fois montré l’étendue de sa médiocrité, jeudi, en publiant un article intitulé "Report de l’incinération de Shimon Peres, le four était un bosch".

En janvier dernier, le responsable du site, Vincent Flibustier, s’était déjà illustré par un article consacré au décès, par noyade, du petit Antoine à Tihange. Ce dernier s’intitulait "Tihange : les parents du petit Grégory portent plainte pour plagiat".

La classe à Dallas ! On s’épargnera de citer Desproges pour évoquer ce qui est drôle ou non, car là n’est pas la question. Que ces blagues douteuses amusent leur auteur, soit ! Qu’elles fassent rire ses copains, sur le coup de minuit après avoir éclusé quelques bières trop plates, avant d’aller vomir, soit ! Mais faut-il pour autant qu’il partage à grande échelle, tout ce qui lui passe par la tête ? Bof !

Et puis, après la polémique suscitée par cette énième blague de seconde zone, le malotru a précisé à nos confrères de l’agence Belga, qu’il comptait stopper son activité. Hosanna, hosanna, et en route pour la joie. On déchantera vite, puisque deux jours plus tard, l’insolent se rétracte, revient sur sa parole et compte bien continuer. Mais, plus calmement et sur de "meilleures bases", dit-il. Et comble de l’hypocrisie, l’homme se dit choqué d’avoir été soutenu par des "personnes aux convictions antisémites ou/et conspirationnistes" qui lui "ont donné envie de vomir". Flûte alors, ça, c’est ballot. On fait de l’humour, avec beaucoup moins de talent que d’autres sur la Shoah et on s’étonne de voir surgir les nazillons de tous poils. Enfin, on conclut sa justification, en se drapant dans la liberté d’expression. Valeur découverte, en vitesse, sur Wikipédia entre deux blagues scatologiques.

Une seule chose, finalement, anime l’auteur de ces calembours bas de gamme : la notoriété. A n’importe quel prix. Et surtout, la manière de la transformer en espèces sonnantes et trébuchantes. Le malpropre a donc fini par trébucher et se vautrer dans l’auge à cochon.