La chronique de la rédaction

Ironie d’une similitude. Yvan Mayeur, socialiste bruxellois réputé autoritaire et cassant, sort de scène sous les lazzis, conspué de tous.

Le parallèle est flagrant avec le cas d’un autre socialiste bruxellois réputé autoritaire et cassant, Philippe Moureaux, dont la carrière politique s’est également achevée sous les lazzis, conspué de tous. Voilà pour la similitude. L’ironie ? Moureaux a longtemps été le mentor de Mayeur. C’est le premier qui a permis au second de devenir, dès la fin des années 1980, l’un des députés PS les plus remuants - et aussi, lors de ses pics de forme, l’un des plus innovants, reconnaissons-le.

Yvan Mayeur était (imparfait de rigueur, désormais) un dirigeant habile, fin stratège, visionnaire parfois. C’est aussi un homme peu empathique, carencé en intelligence émotionnelle. Il en paye la note. En témoigne la manière spectaculaire avec laquelle il s’est retrouvé privé de tout soutien, ou presque, en deux temps, trois mouvements. Les humiliations à répétition infligées à Rudi Vervoort, aux socialistes wallons, à Joëlle Milquet, au CDH en général, aux Flamands, lui sont revenues à la figure à la façon d’un boomerang. Exactement comme c’était arrivé à Philippe Moureaux en novembre 2015, lorsque celui-ci s’était retrouvé au cœur de la tempête, après les attentats de Paris.

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