La chronique de la rédaction

Un commentaire de Stéphane Tassin.

C'est une mauvaise habitude, prise depuis la mise en place de la commission d'enquête Publifin/Nethys qui doit faire toute la lumière sur le fonctionnement de l'intercommunale et sur ses éventuels dysfonctionnements.

En début d'audition -par après, ça va un peu mieux- un tour de questions est organisé. Bien souvent, ils sont six, sept, voire parfois huit députés à en poser. Et même si chacun est limité à quatre questions, on peut faire le compte facilement.

Il semblerait que si la présidente de la Commission Olga Zrihen (PS) est bien consciente du problème, elle doive composer avec les égos des uns et des autres. Parfois un député repose la même question que celui qui s'est exprimé juste avant lui. Laissant les nombreux observateurs de la commission particulièrement perplexes. Et lorsqu'on interroge les députés sur cette manière de faire, les réponses ne sont pas claires. 

Dans un souci d'efficacité, on pouvait s'attendre à une séance de questions-réponses directes, mais les membres de la commission s'y refusent. Est-ce la présence de caméra, de photographes et de journalistes qui les motivent ? En attendant, ce manque d'efficacité nuit à la bonne tenue des échanges. Pourtant, bien souvent, un grand nombre de questions sont pertinentes. En les enfilant comme des perles avant de demander une réponse, les députés laissent la possibilité à la personne auditionnée de ne pas répondre directement à la question.