Diplomatie pour les nuls

On savait qu’on ne s’ennuierait pas avec l’équipe de Donald Trump qui, à quelques exceptions près, ressemble à une bande de joyeux farceurs (au nombre desquels un ministre de l’Energie qui voulait auparavant abolir ce ministère, ou un autre nommé à la direction d’une Agence pour l’environnement qu’il avait jadis traînée en justice). Le porte-parole de la Maison-Blanche, Sean Spicer, vient de le confirmer.

Depuis sa désignation à ce poste a priori sensible, qui requiert de la finesse dans l’analyse et de la précision dans l’expression, Spicer s’est régulièrement distingué par ses approximations et ses bourdes, à tel point que certains cinéphiles, parmi les habitués de ses points de presse quotidiens, l’ont déjà surnommé Sean Connerie. Mardi, l’homme a, toutefois, fait fort en donnant à entendre que Bachar al-Assad était pire que Hitler parce que celui-ci, au moins, n’avait jamais utilisé d’armes chimiques. "Il n’est pas tombé aussi bas", a-t-il insisté.

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