La diplomatie pour les nuls

Les partis n’ont plus la cote en France et même le mot "parti" semble brûler les lèvres de celles et ceux qui se risquent encore à le prononcer. Tous ont désormais un autre mot à la bouche : "famille". Ainsi n’est-il plus question que d’appartenance, d’attachement, de fidélité à sa "famille politique". L’évolution est curieuse car le discrédit frappant les partis doit beaucoup à leur propension à soigner l’intérêt partisan, voire l’intérêt personnel de leurs chefs et de leurs élus, aux dépens du service de l’Etat. Or, c’est à l’univers mafieux que, littérature et cinéma aidant, l’invocation de "la famille" renvoie aujourd’hui. Certes, on a l’habitude des "parrainages" en politique, mais de là à vouloir suggérer que les partis fonctionnent selon le code d’honneur cher à Vito Corleone…

La disgrâce des partis va de pair avec le déclin des idéologies, ce que traduisent les appellations bateau qu’on donne maintenant aux "familles politiques". Au rancart les partis communiste, libéral, nationaliste… Voici "Les Républicains", "La France insoumise", "En Marche" "Debout la France", etc.