La diplomatie pour les nuls

Ce mardi, Barack Obama prononcera son dernier discours devant l'Assemblée générale des Nations unies, occasion pour lui de donner une ultime fois sa vision du monde, de présenter ses idées pour le rendre meilleur, d'y définir la place des Etats-Unis, de saluer leurs alliés et de menacer leurs ennemis, de susciter dans la salle des applaudissements ou des grincements de dents.

Dans un an, c'est son successeur que les chefs d'Etat et de gouvernement des 193 pays membres de l'Organisation écouteront. A quelque cinquante jours du scrutin présidentiel, les sondages permettent moins que jamais d'exclure que ce successeur ne soit pas Hillary Clinton, mais Donald Trump. Or, on n'ose pas imaginer celui-ci expliquer avec force mimiques et faiblesse de vocabulaire qu'il va bien construire un mur sur la frontière mexicaine, qu'il va liquider l'Etat islamique en quelques semaines, qu'il va envoyer promener les camarades de l'Otan, qu'il va encourager Vladimir Poutine à annexer l'Ukraine et, pourquoi pas ?, à reconstituer le Pacte de Varsovie.