La diplomatie pour les nuls

François Fillon savait qu’il serait tôt ou tard mis en examen. L’annonce officielle de cette inculpation, mardi, n’est donc pas susceptible de le faire changer d’avis sur l’opportunité de maintenir sa candidature à l’élection présidentielle.

L’ancien Premier ministre avait bien annoncé urbi et orbi qu’il jetterait l’éponge s’il était mis en examen. Mais c’était, insiste-t-il désormais, à la condition que… "les conditions de cette mise en examen soient normales". Or, elles ne le sont pas puisque, pas plus qu’on ne peut imaginer le général de Gaulle mis en examen, on ne saurait concevoir son illustre héritier, chantre de l’exemplarité en politique, dans la même situation.

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