La diplomatie pour les nuls

François Fillon aime les choses taillées sur mesure. Les costumes comme les interviews. C’est pourquoi il a décliné l’invitation du journal "Le Monde", qui souhaitait avoir avec lui "un entretien de politique générale" comme le quotidien veut en mener avec les autres principaux candidats à l’élection présidentielle, "qui ont tous accepté". L’ancien Premier ministre avait lui aussi marqué son accord - pour autant qu’on ne parle pas des affaires pour lesquelles il est mis en examen. La direction du "Monde" a jugé la condition inacceptable parce que "les hommes et femmes politiques n’ont pas à décider des questions qui leur sont posées".

Jeudi, sur RTL, François Fillon a retourné l’argument pour se justifier. "C’est pas les médias qui décident des questions", a-t-il martelé, en adoptant la syntaxe des rappeurs. "Il y a une chose qui est très importante pour moi, c’est que c’est pas les médias qui décident du tempo, qui décident des questions, qui décident de la campagne". Et pour le reste, "chacun pose les questions qu’il veut, mais moi, je réponds à qui j’ai envie de répondre."