La diplomatie pour les nuls

George W. Bush n’est pas rancunier. Lui qui fut, en son temps, joyeusement malmené par les journalistes de son pays et du monde entier estime que "les médias sont indispensables à la démocratie". Il est important, a-t-il précisé dans une rare interview sur NBC, "qu’ils demandent des comptes à ceux qui abusent du pouvoir". Désavouant ainsi, sans jamais le citer, Donald Trump, qui ne rate aucune occasion de déverser son fiel sur la presse, l’ancien Président ajoute que le mépris affiché par l’actuel locataire de la Maison-Blanche mine les efforts américains pour promouvoir la démocratie, la liberté de la presse et les droits de l’homme à l’étranger.

Retiré dans son ranch texan, où il se consacre à sa grande passion, la peinture, George W. Bush pourrait bien, comme certains prédécesseurs, devenir un grand président après avoir quitté la Maison-Blanche. Toujours est-il qu’il vieillit indéniablement mieux que d’autres hommes politiques républicains de sa génération. Newt Gingrich, par exemple. On savait que l’ancien speaker de la Chambre n’était pas bien malin : c’est lui qui avait provoqué, en 1995, une paralysie du gouvernement qui facilita la réélection de Bill Clinton l’année suivante. Le voici maintenant qui fustige les "médias libéraux" qui n’ont "pas une once d’intégrité" et se répandent en "attaques sans fondement" contre Donald Trump.