La diplomatie pour les nuls

"Nous vivons dans un siècle où les farceurs ont des allures de croque-morts et se nomment : politiciens", observait Maupassant. De toute évidence, les farceurs sont plus nombreux que jamais, et ils nous amuseraient beaucoup si l’enjeu n’était pas, en fin de compte, le crédit à accorder encore au fonctionnement de la démocratie.

Considérez l’affaire Fillon, par exemple. Le détournement de plusieurs centaines de milliers d’euros d’argent public pour payer ses proches à ne rien faire n’est évidemment pas drôle. En revanche, les explications fournies par le futur ancien candidat à la présidentielle et ses partisans irréductibles à l’Assemblée nationale nous ont, quant à elles, fait rire aux larmes. Cela dit, ils auraient bien tort de ne pas prendre les gens pour des cons : ceux-ci doivent l’être forcément un peu s’ils élisent et réélisent pareils farceurs.

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