La diplomatie pour les nuls

Ne dites pas "audition", dites "échange de vues". Fraîchement installé dans son nouveau fauteuil de commissaire au Budget et aux Ressources humaines - mais sans, jusqu’ici, avoir hérité du titre de vice-président de la Commission -, l’Allemand Günther Oettinger a rendu, ce lundi soir, une petite visite de courtoisie au Parlement européen. L’occasion pour lui de répéter que les récents scandales auxquels son nom a été associé sont tout au plus le fruit d’une maladresse verbale.

Les chefs des différents groupes politiques de l’hémicycle s’étant entendus pour lui éviter l’épreuve d’un "examen de passage" approfondi, ainsi qu’un vote d’approbation en séance plénière, M. Oettinger jouait donc sur du velours. Il avait ainsi préalablement transmis un document d’une cinquantaine de pages dans lequel il répondait dans le détail aux 44 questions que lui avaient fait parvenir les membres des commissions parlementaires relevant de son domaine de compétence (budget, contrôle budgétaire et affaires juridiques). Une note qu’il s’est largement contenté de relire, y ajoutant de rares touches d’improvisation.