La diplomatie pour les nuls

Des missiles sur une base syrienne dans la nuit du 6 au 7 avril. La "mère des bombes" sur l’Etat islamique en Afghanistan jeudi soir. Les fins de semaine sont agitées avec Donald Trump, et chacun se demande si, de sa prochaine enveloppe surprise, sortira un conflit avec la Corée du Nord dont la Chine pense désormais avec inquiétude qu’il peut éclater "à tout moment".

Que le président américain joue les gros bras n’a pas vraiment de quoi surprendre, pas plus que l’efficacité pour le moins relative de décisions visiblement prises avec beaucoup de légèreté - si l’on ose dire en l’occurrence. L’utilisation sans précédent d’une bombe de dix tonnes n’aura, certes, pas manqué d’impressionner ceux sur qui elle aura eu le malheur de tomber, mais l’engin n’aurait fait, de source afghane, que trente-six victimes, ce qui fait tout de même cher le terroriste tué (450 000 dollars par tête, a calculé le journal "The Guardian"). Chasser des moustiques au bazooka ou des mouches au lance-flammes serait, en comparaison, plus raisonnable.