Diplomatie pour les nuls

On sait qu’en persuadant Pétain de transférer son gouvernement de Bordeaux à Vichy, Pierre Laval n’agissait pas dans le plus pur désintéressement. Propriétaire d’eaux de source dans le Puy-de-Dôme voisin, il considérait cette partie de l’Auvergne comme son fief et escomptait tirer profit, au sens littéral du terme, du prestige et de la publicité qu’apporterait le déménagement.

Nicolas Dupont-Aignan, que l’ancien secrétaire général de l’UMP Xavier Bertrand a comparé dimanche à Pierre Laval (mais alors un Laval aux petits pieds), semble avoir obéi lui aussi à des considérations très terre à terre en décidant de soutenir Marine Le Pen. On ignore si, élue, celle-ci fera effectivement du maire d’Yerres son Premier ministre (le manteau paraît tout de même fort grand pour un personnage aussi médiocre), mais on peut penser qu’elle paiera au moins ses frais de campagne.

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