La diplomatie pour les nuls

Les dirigeants de la planète réunis à New York pour l'Assemblée générale de l'Onu n'en croient plus leurs oreilles. Depuis le discours de Donald Trump dans lequel il avait promis de « détruire totalement » la Corée du Nord si on ne lui laissait pas d'autre choix, le ton n'a cessé de monter entre le président américain et le numéro un nord-coréen, Kim Jong-Un, Mais avec des accents d'une puérilité telle que le siège des Nations unies a pris des allures de bac à sable. A tel point qu'on s'attendait à voir à tout moment une maman en colère surgir à la garderie pour y reprendre son petit Donald ou son petit Kim.

Résumé succinct de quatre journées comme l'Onu n'en avait jamais vues. Mardi, à la tribune, l'homme le puissant du monde appelle de nouveau le dictateur nord-coréen « Rocket Man » et menace de réduire son pays en bouillie si, d'aventure, il s'entête, avec ses bombes et ses fusées, à mettre en danger les Etats-Unis. Mercredi, l'Iran, qui a également été traîné dans la boue, ajoute son grain de sel en qualifiant Donald Trump de « voyou ». Jeudi, le ministre nord-coréen des Affaires étrangères, Ri Yong-Ho, compare les vociférations du président américain aux « aboiements d'un chien », tandis que la Maison-Blanche annonce de nouvelles sanctions unilatérales contre Pyongyang. Vendredi, Kim Jong-Un traite Donald Trump de « radoteur mentalement dérangé » et avertit qu'il lui fera « payer très cher » ses imprécations. L'intéressé réplique sur Twitter en déclarant que Kim est bel et bien « un fou » et qu'il va « être mis à l'épreuve comme jamais il ne l'a été ».